EVOLUTION DU BOUQUET ÉNERGÉTIQUE

Une analyse du bouquet énergétique est menée chaque année à partir des données recueillies dans le cadre de l’enquête nationale sur les réseaux de chaleur et de froid réalisée chaque année par le SNCU, pour le compte du Service de la donnée et des études statistiques (SDES, ex-SOeS), du ministère de la Transition écologique et solidaire, en partenariat avec AMORCE.

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Des réseaux de plus en plus nombreux

On dénombre plus de 760 réseaux de chaleur, majoritairement situés dans les grands centres urbains. Cette chaleur alimente presqu’exclusivement des bâtiments résidentiels et tertiaires (91%). Deux millions quatre-cent mille (2,4 millions) équivalents-logements sont desservis par ces réseaux, soit 38 212 bâtiments raccordés. On estime à trois millions le nombre de personnes qui seraient ainsi raccordées à un réseau de chaleur dans le secteur résidentiel et environ trois millions de personnes seraient chauffées par un tel système dans le tertiaire (enseignement, bureaux/administrations, santé…).

L’activité des réseaux de chaleur est en croissance lente mais régulière. Les réalisations récentes et projets en cours portent à la fois sur le parc immobilier existant (densification, extension, interconnexion) et sur des bâtiments neufs, en particulier dans des éco-quartiers. Par ailleurs de très nombreux petits réseaux de chaleur ont été créés, principalement avec une chaufferie biomasse, dans des villes moyennes et des bourgs de moins de 5 000 habitants.

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Une hausse de près de 100% de l’utilisation des énergies vertes en 10 ans

Le développement des réseaux s’accompagne d’un verdissement rapide de leur bouquet énergétique. En effet, si, en 2005, pour chauffer les abonnés, ils utilisaient 74 % d’énergies fossiles et seulement 26 % d’énergies renouvelables et de récupération – EnR&R - une décennie a suffi pour que ces énergies vertes représentent 53 % de leur mix énergétique. En 2017, ce chiffre augmente de 3 points pour arriver à 56 % d'EnR&R du mix énergétique des réseaux de chaleur, il s'agit de la quatrième année consécutive où les énergies vertes comptent pour plus de la moitié dans le bouquet énergétique.
Il s’agit d’une hausse constante et rapide qui s’est d’ailleurs accélérée ces dernières années :

83 % des réseaux – soit 88 % des livraisons de chaleur – utilisent désormais des énergies vertes pour produire de la chaleur. Ils démontrent ainsi leur capacité à valoriser l’ensemble des ressources énergétiques disponibles localement : en premier lieu, la chaleur de récupération provenant des unités de valorisation énergétique (UVE), la biomasse et la géothermie, mais de nouvelles énergies sont mobilisées comme le biogaz, la chaleur issue des process industriels, des eaux usées et des datacenters.

Cette dynamique de développement et de verdissement des réseaux devrait se poursuivre avec l’objectif de multiplication par cinq des quantités de chaleur renouvelable et de récupération livrées par les réseaux à l’horizon 2030, inscrit dans la loi sur la transition énergétique pour la croissance verte.


La chaleur issue des UVE et la biomasse en tête des progressions

L‘utilisation de la biomasse a considérablement augmenté, passant de 1% en 2005 à 22% du mix énergétique en 2017. La part de la chaleur issue des UVE a quant à elle progressé de près de 50% (25% du mix énergétique en 2017).

Conséquence de cette évolution, les réseaux de chaleur sont devenus le mode de chauffage émettant le moins de gaz à effet de serre. Le contenu moyen en CO2 de ces équipements n’est que de 116 g/kWh, contre 234 g/kWh pour le gaz. Le nombre de chauffages urbains neutres en CO2 ne cesse d’augmenter passant à 162 en 2017, contre 122 en 2016.

Evolution du bouquet énergétique